mercredi 29 juin 2011

Beady Eye - Different gear, still speeding


    La séparation du groupe en 2009 avant leur concert au festival parisien de rock en scène, n’a pas empêché les anciens membres du groupe, Liam Gallagher, Gem Archer, Andy Bell et Chris Sharrock à en former un nouveau d’autant plus explosif. Liam Gallagher demeure un excellent compositeur, il aura beau être aussi hautain que possible il en reste extrêmement doué! La voie nasillarde de notre cher britannique donne vraiment une tonalité caractéristique au groupe qu’on retrouve difficilement ailleurs.


    Leur album “Different gear, still speeding” sortie en 2010 propose un bon panel musical. Avec des titres intéressants comme Beatles and Stones, qui a une bonne énergie, Four Letter Word qui elle, démarre au quart de tour et nous emmène dans une véritable collision de galaxie ou encore Three Ring Circus, avec de bons riffs de guitares. L’album propose aussi des chansons plus calmes comme Wigwam et Kill For A Dream, avec leur coté poétique et Millionnaire, plus folk avec ses coté rêveuse. L’éco semble trouver toute sa place dans Sons of the stage qui remue bien et dans Morning Son ou la guitare sèche donne une belle chanson de plage qui, vers le milieu remue un peu plus, toujours dans le même délire océanique. Ainsi que des chansons plus originales comme Standing On the Edge Of The Noise, où on se croirait retourné dans les années 60, style retro. On retrouve également forcement les influences d’Oasis dans l’album comme pour The Roller. En conclusion, un album qui aurait très bien put être dans la continuation d’Oasis, avec plus de maturité et de liberté. Liam est bien heureux de ne plus avoir à faire aux commentaires déplaisants de son frère Noel, qui lui commence ça carrière solo.



    Pour les avoir vu en live lors du festival du Papillon de Nuit cette année, je dirai que le groupe n’a pas de véritable jeu de scène, mais c’est tout de même un groupe à voir en concert, d’une part pour leurs chansons bien exposés, et d’autre part pour constater l’existence d’un personnage tel que Liam Gallagher avec son ego surdimensionné. Le concert nous a quand même réservé quelques surprises comme une petite descente dans le publique où on a eu le privilège de lui serré la main, et la main d’un gars aussi abus de lui-même, ce n’est pas rien.