Rappelez-vous, les Strokes, groupe New-yorkais faisant figure de précurseur du revival Rock des années 2000 en donnant un nouveau souffle rock alternatif avec la sortie de « Is this it » en 2001, suivie rapidement de « Room on Fire » en 2003, pour s’étendre à travers le monde, en envoyant leurs ondes garage. Ce quatrième album succède donc à « Firts impression of Earth » sorti en 2006.
Si ils ont fait la couverture du Rock&Folk d'avril, c'est parceque cet album suscitait beaucoup d'impatience. Affichant une pochette coloré, et orignal . La réalisation de cet album fut assez complexe étant donné qu’une grande partie des chansons a été enregistrée séparément. En effet, le groupe ressort transformé des différents chemins que chacun de ses membres à pu prendre. Durant ce break de 4 ans, Julian Casablancas (chant ) a sorti son album solo « phrazes for the young » aux sonorités futuristes et pop des années 80, Albert Hammond Jr (guitare rythmique) avec ses albums « You’re so keep » et « como te llama » aux sonorités pop/rock, Nick Valensi (guitare solo) a travaillé en collaboration avec Devendra Banhart, Fabrizio Moretti (batterie) a fondé un groupe nommé Little joy suivi de son album éponyme et enfin Nikolai Fraiture (basse) a lui également sorti un album solo intitulé "Time of the assassins" sous le nom de Nickel Eye.
Chacun des membres a ainsi fortement influencé les chansons de l’album.
C’est donc un album à la sonorité Pop, électro, rock plutôt retro qui ressort. Des musicalités qui rappellent le son des Beach Boys ou des Drums (plus récemment formé). En tant que fervante Fan des Strokes cela me fait mal au cœur d’avouer que j’ai été, à première écoute quelque peu déçue car à mon goût trop électro et pas assez garage. On y perd en mélodie dans un méli-mélo de bruits parfois même reggae comme dans Machu pichu. Pourtant le jeu des guitaristes est toujours aussi harmonieux mais, malheureusement souvent masqué par des sons électro. On remarque même l'absence total de batterie dans Call Me Back, se qui donne un coter très soft et apaisant au morceau. Album différent par l’arrivée de synthé dans de nombreux morceaux qui rapelle le son d'Egyptian Hip Hop. On est loin de Reptilia et Last night par lesquelles les Strokes nous avaient conquis.
Cependant, par la suite j’ai su redécouvrir le charme qui fait les Strokes, la voix de Julian Casablancas, toujours aussi charismatique et irremplaçable, les guitares mènent une parfaite harmonie suivies par la basse qui elle, se fait plutôt discrète, la batterie rythme le tout, dans des schémas simples et propres. Ma chanson préférée de cet album est indéniablement le single Under Cover of Darkness, chanson rythmée et entraînante qui marque leur véritable retour.
En bref, le groupe a annoncé avoir aimé composer un album séparément mais ne souhaite pas renouveler l’expérience. Les membres ont même annoncés dernièrement la possibilité d’un 5eme album. "Si cela ne tenait qu'à moi, nous sortirions un nouvel album d'ici la fin de l'année", a même ajouté le guitariste Nick Valensi. On retrouve donc une véritable envie de rejouer ensemble de chacun des membres du groupe.
Nous attendons les Strokes dans leur tournée, dont les dates ont été annoncées sur leur site officiel. Ils passeront notamment au festival de Benicassim en Espagne en Juillet 2011.

