mercredi 25 mai 2011

The Brian Jonestown Massacre

    The Brian Jonestown Massacre est un groupe hyperactif Californien de rock indépendant aux nombreuses influences Folk et psychédéliques qui a sorti environ 13 albums, souvent plusieurs dans la même année.
   
    L’esprit BJM est tout un mode de vie et une philosophie en total décalage: sabotage de concerts (souvent importants) qui se finissaient la plupart du temps en bagarre entre les membres du groupe, plongés dans un état de défonce permanente avec une hygiène de vie déplorable et une organisation catastrophique…
    La formation depuis sa date de création en 1994 aura connu le va et vient de plus de 40 personnes (notamment Peter Haye qui fait à présent parti des Black Rebel Motorcycle Club), les deux figures marquantes du groupe sont : Anton Newcombe et Joel Gion. Ils ont décidé de troquer leurs nuits de sommeil et leur alimentation pour le monde secondaire que leur fournit la drogue, ils ne dorment pas, ne mangent pas et ne s’arrêtent jamais, le groupe est un squat vivant.





    Le leader de la formation Anton Newcombe est un pur génie, un mordu, un timbré, un inhumain qui aura écrit la majeure partie des chansons, bouclé des albums en l’espace de soirée, capable de jouer de plus de 80 instruments différents, et qui plane constamment dans ses délires de junkie mélomane. Joel Gion, placé en tant que leader, ne fait pas grand-chose mis à part jouer du tambourin de temps à autre.

    Mes chansons préférées sont the Devil may care (guitare acoustique, voix et ambuance apaisante), Not If You Were The Last Dandy Of The Earth , Servo et Nevertheless (avec leurs côtés plus garage punk).

    Une journaliste a jugée nécessaire de faire un documentaire Dig, qui, durant 7 années a capté les moments les plus glauques de la formation. Qui nous dévoile un groupe tout simplement dingue, un groupe de fous furieux et nous livre les espoirs des BJM de révolution musicale aux côtés de leurs amis les Dandy Warhols. Cependant deux groupes qui vont laisser place petit à petit à une certaine rivalité, par le désir des BJM de garder leur indépendance, face au succès commercial des Dandy Warhols.

    En bref un groupe qui vaut le détour !

mercredi 4 mai 2011

Foo Fighters - Wasting Light

    Foo fighters est un groupe formé en 1994 à la suite de la mort du chanteur grunge Kurt Cobain. Dave Grohl faisant partie de ce groupe décida ainsi de mener sa carrière avec des chansons déjà pensées. Il sort donc son premier album en 1995, exécuté majoritairement tout seul en enregistrant tous les instruments lui-même. Voulant continuer sont désir musical il décida de recruter des membres pour son groupe et c'est ainsi que naquirent les Foo fighters. Les fantômes de Nirvana hantent toujours le groupe, Butch Vig a produit leur dernier album, étant le producteur de Nevermind de Nirvana, de plus, l'ex-bassiste du groupe grunge est également présent dans la formation pour cet album.

    Foo fighter est à présent un groupe incontournable qui a sorti des cultes comme Pretender ou encore Best of you, également connu pour ses clips extravagants avec son ami Jack Black, qui fut souvent censuré à la télévision.

    On associe souvent Foo fighters à un groupe post-grunge, chose due probablement au passé de Dave Grohl et de certains autres membres du groupe. Mais bon, Foo Fighters c'est du rock alternatif pour ses nombreuses influences heavy metal, garage et parfois en effet grunge. Une mise en scène dingue, qui n'hésite pas à jouer aux côtés des plus grands comme Jimmy Page ou John Paul Jones (membres de Led Zeppelin) lors de leur concert magistral à Wembley en 2008 ! Ils ont d'ailleurs encore fait appel à ces derniers pour leur dernier album sorti en avril 2011: Wasting light !

 

    Wasting light comporte 11 titres, et arrive comme une bouffée d'air, en manque de Foo Fighter (leur dernier album Echoes, Silence, Patience & Grace étant sorti en 2007). Un album fort en décibel, Dave Grohl y met toute sa voix.


    L'album commence avec Bridge burning, aux effets de guitare surprenants, une intro explosive, Dave Grohl s'en arrache les cordes vocales, et ne nous laisse pas le temps de reprendre notre souffle. S'en suit Rope, du bon Foo fighter comme on aime, une énergie dingue, avec des riffs de guitare fulgurant et son rythme envahissant c'est sans doute le titre le plus représentatif de l'album! Un peu plus loin, arrive étrangement White limo qui penche du côté heavy metal de la force, Grohl en sort une voix satanique entre AC/DC et scream hardcore. Certaines chansons ont leur côté tragique voir triste comme I should have know, la guitare se fait démoniaque dans Miss the misery et mélodique dans Arlandria.


    Ma véritable perle de l'album est These days, qui reprend un peu le même schéma mélodique de Pretender mais qui est plus particulièrement marquée par une mélancolie rageuse qui nous prend à la gorge! Enfin, l'album se termine avec Walk, nous faisant verser une larme, le prélude, la clôture de l'album qui nous dit comme un, « au revoir » mais pas un adieu « I never say good bye » disent les paroles, et on l'espère bien !



    J'estime que Wasting Light est un de leur meilleur album et me permet de le mettre aux côtés d'In your Horror (2005) ou encore Echoes, Salience, Patience and Grace (2007).


    Les Foo Fighters passeront en France à l'occasion du festival Rock En Seine en Aout 2011.

lundi 2 mai 2011

Funeral Party

    C'est avec la sortie de leur album Golden age of Knowhere que le groupe venant tout droit de Los Angeles électrifie les ondes à coup d'électro-rock ! Avec leur nom emprunté à une chanson des Cure, c'est Julian Casablancas (chanteur des Strokes) qui les aurait repérés. C'est un album énergique qui reprend l'esprit rock des années 2000.
    Groupe qui relance la moustache façon acteur porno, tout en gardant son côté vintage Freddy Mercury ou encore Colonel Sanders (figure de KFC).



     Une sonorité et une énergie explosive, avec une présence sonore de fond marquée par la basse, des guitares qui crachent, souvent agrémenté de petits effets sonores futuristes et des schémas de batterie ou la grosse caisse est omniprésente le tout pour donner des morceaux bien complets et presque saturés. Le chanteur Chad Elliott s'y écorche la voix, une voix presque gueularde par moment mais qui correspond exactement à l'ambiance de l'album. C'est un véritable croisement entre les Stooges et les Strokes ce qui doit donner des concerts assez dingues et mouvementés! Le tout pour nous envahir d'un son trancendant, un peu embrouillé qui nous lance dans la tourmante de la jeunesse de Los Angeles jusqu'à New York.


     Un album avec des chansons difficilement différentiables au premier abord mais dont certaines ressortent comme NYC moves to the sound of LA, Car Wars, Finale, Just because ou encore Youth & Poverty.
    Un bon son de LA, où on y voit tout simplement la plage, le surf, la fête bien alcoolisée à en gueuler toute la nuit. Funeral Party, sont les représentants de cette jeunesse en voie de liberté à qui la vie appartient et qui vit l'instant présent, sans se soucier du futur, peut-être un groupe éphémère mais qui aura au moins existé à fond !

    Le groupe californien assure un passage en France, étant annoncé à la programmation du Festival parisien Rock en Seine 2011!