L’esprit BJM est tout un mode de vie et une philosophie en total décalage: sabotage de concerts (souvent importants) qui se finissaient la plupart du temps en bagarre entre les membres du groupe, plongés dans un état de défonce permanente avec une hygiène de vie déplorable et une organisation catastrophique…
La formation depuis sa date de création en 1994 aura connu le va et vient de plus de 40 personnes (notamment Peter Haye qui fait à présent parti des Black Rebel Motorcycle Club), les deux figures marquantes du groupe sont : Anton Newcombe et Joel Gion. Ils ont décidé de troquer leurs nuits de sommeil et leur alimentation pour le monde secondaire que leur fournit la drogue, ils ne dorment pas, ne mangent pas et ne s’arrêtent jamais, le groupe est un squat vivant.
Le leader de la formation Anton Newcombe est un pur génie, un mordu, un timbré, un inhumain qui aura écrit la majeure partie des chansons, bouclé des albums en l’espace de soirée, capable de jouer de plus de 80 instruments différents, et qui plane constamment dans ses délires de junkie mélomane. Joel Gion, placé en tant que leader, ne fait pas grand-chose mis à part jouer du tambourin de temps à autre.
Mes chansons préférées sont the Devil may care (guitare acoustique, voix et ambuance apaisante), Not If You Were The Last Dandy Of The Earth , Servo et Nevertheless (avec leurs côtés plus garage punk).
Une journaliste a jugée nécessaire de faire un documentaire Dig, qui, durant 7 années a capté les moments les plus glauques de la formation. Qui nous dévoile un groupe tout simplement dingue, un groupe de fous furieux et nous livre les espoirs des BJM de révolution musicale aux côtés de leurs amis les Dandy Warhols. Cependant deux groupes qui vont laisser place petit à petit à une certaine rivalité, par le désir des BJM de garder leur indépendance, face au succès commercial des Dandy Warhols.
En bref un groupe qui vaut le détour !



