mercredi 16 novembre 2011

Arctic Monkeys - Suck It And See

    Comme vous les connaissez probablement, Arctic monkeys est sans doute le groupe révélation de la la scène britannique de cette dernière décennie. Ils ont électrifié les ondes dés leurs débuts, tout d’abord par leur énergie garage, mais aussi pour être l’un des premiers groupes à s’être fait connaître par internet. Formé en 2002, originaire de Sheffield, ils ont le son Nord Britannique dans le sang. C’est leurs 4eme album qu'ils sortent en cette année 2011, successeur de Humbug sorti en 2009, qui par leur chanson Cornerstone nous avait surpris par le changement radicale d’ambiance de la formation qui semblait avoir gagné en maturité. 

    Alors voilà, l’album qui était censé s’appeler Thriller en référence à celui mondialement connu de Michael Jackson finira par s’appeler à la suite d’une nuit de réflexion Suck It And See dans des références assez énigmatiques. L’album était attendu avec curiosité. Est-ce-que la formation allait continuer sur sa tonalité sérieuse ? Ou est-ce qu’ils allaient, au contraire, revenir à la déconne de leur début ? Finalement, ils ont décidés de faire les deux. Avec leurs 12 chansons ils cumulent humour avec des titres et paroles amusantes, et sérieux avec l’air mystique qu’ils ont apporté. L’album a été enregistré dans les studios de Sound City en Californie ce qui n’a pas manqué de déteindre sur les morceaux, donnant un jeu de guitare vintage et océanique.



    L’album se caractérise par un côté énergique et électrique d’une part, avec des titres comme Brick by brick qui est quelque peu répétitive, mais donne un bon air au morceau, on y retrouve l’énergie des Arctic. Don’t Sit Down Cause I Moved Your Chair commence d’un air envoutant, Alex Turner y chante avec sérieux des paroles paradoxalement marantes, les guitares, comme dans Black Treacle, arborent un son lourd, crasseux, et grinçant dans une atmosphère chamanique, avec cette chanson on retourne dans leur débuts dans les petites salles à coup de « yeah yeah yeah ». On adhère à la bipolarité de Library Pictures, calme par moment, et déchainé à d’autre donnant un ton psychédélique, et distordant.

    Et un autre côté plus calme d’autre part, avec des ballades océaniques qui nous tirent vers un aspect plus psychédélique et qui, comme dans All My Own Stunst, peut nous envouter. The Hellcat Spangled Shalalala, She’s Thunderstorms aux ambiances calmes et presque indiennes rappelle indéniablement Cornerstone dans leur dernier album. Ou encore avec Reckless Serenade qui commence avec juste une basse, ce qui donne un aspect propre et claire à la chanson. D’autre se distingue un peu moins de l’album comme Piledriver Waltz, Love Is A Laserquest, ou encore la chanson éponyme de l’album Suck It And See ainsi que That’s Where You’re Wrong la dernière chanson de l’album.




    On constate donc que le chanteur Alex Turner a énormément joué sur cet effet de voix un peu distant, abstrait aux airs hallucinatoires. La partie calme de l’album réverbère une certaine platitude ennuyante de temps à autre, avec les mêmes schémas d’interruptions de chant, pour laisser entendre le manque d’âme des instruments et leur répétitivité. Ce qui nous fait penser par moment à une plage californienne déserte, mais sans le côté festif et surprenant qu’on leur connait d’habitude. Heureusement certaines chansons sortent du lot et nous envoutent totalement, avec une énergie pleine de discorde et finissent par nous convaincre de l’album !