samedi 24 septembre 2011

Back To Dust

    J’élève ici, parmi tant d’autres, un article à la mémoire d’Amy Whinehouse.

    Voilà deux mois qu’Amy est morte… Triste nouvelle déstabilisante. Je faisais partie des nombreuses personnes, qui l’écoutaient, qui l’aimaient et qui savaient que ce n’était plus pour longtemps, mais qui n’admettaient pas pour autant que cela puisse se produire.




    Je suis lassée de lire les mêmes choses dans chacun des articles, oui, elle a rejoint le club des 27, oui, ce club lui va bien, oui c’est une grande perte… Cessons de nous répéter. On s’y attendait tous, évidemment, cela n’empêche que ce fameux 23 juillet est arrivé, et qu'on a tous pris un grand coup dans la gueule.
   

    Notre, belle et chère petite Amy, si fragile, et si torturée par une vie qu’elle n’arrivait à diriger, par la pression des tabloïdes qui lui rappelait à chaque pas, que rien n’était acquis.
     Si comparable à Janis Joplin ; on en disait la même chose a son époque «Une voix forte de noir dans un corps et une âme faible et torturée de blanche». Toutes deux tombées dans la spirale de l’alcool et la drogue, toutes deux une voix magnifique, qui comme Edith Piaf et tant d’autres étaient capables de nous faire trembler d’émotion... Toutes affaiblies et dépassées par la vie.




     Tout le monde a pu observer le magnifique manège posthume s’organiser, comme un triste rituel qui se réverbère : série d’articles, et de couvertures à son honneur déclarant la tristesse de cette grande perte, la perte de « la plus grande artiste saoul du siècle », et dans quelques semaines, plus rien, plus qu’un souvenir, un simple fait établit, qui sonnera comme une évidence. On lit également beaucoup, que c’est la rencontre et les séparations avec son mari Black-Civil qui l’ont menée à la drogue, mais l’on ne dit pas que c’est grâce à cette torture qu’a pu naître le chef d’œuvre « Back To Black », rien n’est jamais un hasard. Un chef d’œuvre sur sa souffrance, comme une condamnation à souffrir pour briller. 
    C’était une fée, si petite et si mince, si fragile mais pourtant si forte. Cette voix, nous nous accorderons tous pour dire, que, cette voix était un véritable don de dieu. Je ne compte pas le nombre d’artiste engendré par notre belle tatouée, qui on reprit le flambeau dans le genre « blanche à voix forte » : Adèle, Duffy, maintenant Sélah Sue…   

      Et cette coiffure, qui s’élevait comme une montagne sur ça tête, l’histoire veut raconter que la taille de ça choucroute était à la hauteur de sa dépression du moment. Magnifiquement gonflée, qui nous rappelle, comme les girls band des années 50 qu'elle adorait tant, l’éphéméride de la chose.

    On aura beau dire qu’on s’y attendait, on ne s’y attendait réellement pas.

mercredi 29 juin 2011

Beady Eye - Different gear, still speeding


    La séparation du groupe en 2009 avant leur concert au festival parisien de rock en scène, n’a pas empêché les anciens membres du groupe, Liam Gallagher, Gem Archer, Andy Bell et Chris Sharrock à en former un nouveau d’autant plus explosif. Liam Gallagher demeure un excellent compositeur, il aura beau être aussi hautain que possible il en reste extrêmement doué! La voie nasillarde de notre cher britannique donne vraiment une tonalité caractéristique au groupe qu’on retrouve difficilement ailleurs.


    Leur album “Different gear, still speeding” sortie en 2010 propose un bon panel musical. Avec des titres intéressants comme Beatles and Stones, qui a une bonne énergie, Four Letter Word qui elle, démarre au quart de tour et nous emmène dans une véritable collision de galaxie ou encore Three Ring Circus, avec de bons riffs de guitares. L’album propose aussi des chansons plus calmes comme Wigwam et Kill For A Dream, avec leur coté poétique et Millionnaire, plus folk avec ses coté rêveuse. L’éco semble trouver toute sa place dans Sons of the stage qui remue bien et dans Morning Son ou la guitare sèche donne une belle chanson de plage qui, vers le milieu remue un peu plus, toujours dans le même délire océanique. Ainsi que des chansons plus originales comme Standing On the Edge Of The Noise, où on se croirait retourné dans les années 60, style retro. On retrouve également forcement les influences d’Oasis dans l’album comme pour The Roller. En conclusion, un album qui aurait très bien put être dans la continuation d’Oasis, avec plus de maturité et de liberté. Liam est bien heureux de ne plus avoir à faire aux commentaires déplaisants de son frère Noel, qui lui commence ça carrière solo.



    Pour les avoir vu en live lors du festival du Papillon de Nuit cette année, je dirai que le groupe n’a pas de véritable jeu de scène, mais c’est tout de même un groupe à voir en concert, d’une part pour leurs chansons bien exposés, et d’autre part pour constater l’existence d’un personnage tel que Liam Gallagher avec son ego surdimensionné. Le concert nous a quand même réservé quelques surprises comme une petite descente dans le publique où on a eu le privilège de lui serré la main, et la main d’un gars aussi abus de lui-même, ce n’est pas rien.

mercredi 25 mai 2011

The Brian Jonestown Massacre

    The Brian Jonestown Massacre est un groupe hyperactif Californien de rock indépendant aux nombreuses influences Folk et psychédéliques qui a sorti environ 13 albums, souvent plusieurs dans la même année.
   
    L’esprit BJM est tout un mode de vie et une philosophie en total décalage: sabotage de concerts (souvent importants) qui se finissaient la plupart du temps en bagarre entre les membres du groupe, plongés dans un état de défonce permanente avec une hygiène de vie déplorable et une organisation catastrophique…
    La formation depuis sa date de création en 1994 aura connu le va et vient de plus de 40 personnes (notamment Peter Haye qui fait à présent parti des Black Rebel Motorcycle Club), les deux figures marquantes du groupe sont : Anton Newcombe et Joel Gion. Ils ont décidé de troquer leurs nuits de sommeil et leur alimentation pour le monde secondaire que leur fournit la drogue, ils ne dorment pas, ne mangent pas et ne s’arrêtent jamais, le groupe est un squat vivant.





    Le leader de la formation Anton Newcombe est un pur génie, un mordu, un timbré, un inhumain qui aura écrit la majeure partie des chansons, bouclé des albums en l’espace de soirée, capable de jouer de plus de 80 instruments différents, et qui plane constamment dans ses délires de junkie mélomane. Joel Gion, placé en tant que leader, ne fait pas grand-chose mis à part jouer du tambourin de temps à autre.

    Mes chansons préférées sont the Devil may care (guitare acoustique, voix et ambuance apaisante), Not If You Were The Last Dandy Of The Earth , Servo et Nevertheless (avec leurs côtés plus garage punk).

    Une journaliste a jugée nécessaire de faire un documentaire Dig, qui, durant 7 années a capté les moments les plus glauques de la formation. Qui nous dévoile un groupe tout simplement dingue, un groupe de fous furieux et nous livre les espoirs des BJM de révolution musicale aux côtés de leurs amis les Dandy Warhols. Cependant deux groupes qui vont laisser place petit à petit à une certaine rivalité, par le désir des BJM de garder leur indépendance, face au succès commercial des Dandy Warhols.

    En bref un groupe qui vaut le détour !

mercredi 4 mai 2011

Foo Fighters - Wasting Light

    Foo fighters est un groupe formé en 1994 à la suite de la mort du chanteur grunge Kurt Cobain. Dave Grohl faisant partie de ce groupe décida ainsi de mener sa carrière avec des chansons déjà pensées. Il sort donc son premier album en 1995, exécuté majoritairement tout seul en enregistrant tous les instruments lui-même. Voulant continuer sont désir musical il décida de recruter des membres pour son groupe et c'est ainsi que naquirent les Foo fighters. Les fantômes de Nirvana hantent toujours le groupe, Butch Vig a produit leur dernier album, étant le producteur de Nevermind de Nirvana, de plus, l'ex-bassiste du groupe grunge est également présent dans la formation pour cet album.

    Foo fighter est à présent un groupe incontournable qui a sorti des cultes comme Pretender ou encore Best of you, également connu pour ses clips extravagants avec son ami Jack Black, qui fut souvent censuré à la télévision.

    On associe souvent Foo fighters à un groupe post-grunge, chose due probablement au passé de Dave Grohl et de certains autres membres du groupe. Mais bon, Foo Fighters c'est du rock alternatif pour ses nombreuses influences heavy metal, garage et parfois en effet grunge. Une mise en scène dingue, qui n'hésite pas à jouer aux côtés des plus grands comme Jimmy Page ou John Paul Jones (membres de Led Zeppelin) lors de leur concert magistral à Wembley en 2008 ! Ils ont d'ailleurs encore fait appel à ces derniers pour leur dernier album sorti en avril 2011: Wasting light !

 

    Wasting light comporte 11 titres, et arrive comme une bouffée d'air, en manque de Foo Fighter (leur dernier album Echoes, Silence, Patience & Grace étant sorti en 2007). Un album fort en décibel, Dave Grohl y met toute sa voix.


    L'album commence avec Bridge burning, aux effets de guitare surprenants, une intro explosive, Dave Grohl s'en arrache les cordes vocales, et ne nous laisse pas le temps de reprendre notre souffle. S'en suit Rope, du bon Foo fighter comme on aime, une énergie dingue, avec des riffs de guitare fulgurant et son rythme envahissant c'est sans doute le titre le plus représentatif de l'album! Un peu plus loin, arrive étrangement White limo qui penche du côté heavy metal de la force, Grohl en sort une voix satanique entre AC/DC et scream hardcore. Certaines chansons ont leur côté tragique voir triste comme I should have know, la guitare se fait démoniaque dans Miss the misery et mélodique dans Arlandria.


    Ma véritable perle de l'album est These days, qui reprend un peu le même schéma mélodique de Pretender mais qui est plus particulièrement marquée par une mélancolie rageuse qui nous prend à la gorge! Enfin, l'album se termine avec Walk, nous faisant verser une larme, le prélude, la clôture de l'album qui nous dit comme un, « au revoir » mais pas un adieu « I never say good bye » disent les paroles, et on l'espère bien !



    J'estime que Wasting Light est un de leur meilleur album et me permet de le mettre aux côtés d'In your Horror (2005) ou encore Echoes, Salience, Patience and Grace (2007).


    Les Foo Fighters passeront en France à l'occasion du festival Rock En Seine en Aout 2011.

lundi 2 mai 2011

Funeral Party

    C'est avec la sortie de leur album Golden age of Knowhere que le groupe venant tout droit de Los Angeles électrifie les ondes à coup d'électro-rock ! Avec leur nom emprunté à une chanson des Cure, c'est Julian Casablancas (chanteur des Strokes) qui les aurait repérés. C'est un album énergique qui reprend l'esprit rock des années 2000.
    Groupe qui relance la moustache façon acteur porno, tout en gardant son côté vintage Freddy Mercury ou encore Colonel Sanders (figure de KFC).



     Une sonorité et une énergie explosive, avec une présence sonore de fond marquée par la basse, des guitares qui crachent, souvent agrémenté de petits effets sonores futuristes et des schémas de batterie ou la grosse caisse est omniprésente le tout pour donner des morceaux bien complets et presque saturés. Le chanteur Chad Elliott s'y écorche la voix, une voix presque gueularde par moment mais qui correspond exactement à l'ambiance de l'album. C'est un véritable croisement entre les Stooges et les Strokes ce qui doit donner des concerts assez dingues et mouvementés! Le tout pour nous envahir d'un son trancendant, un peu embrouillé qui nous lance dans la tourmante de la jeunesse de Los Angeles jusqu'à New York.


     Un album avec des chansons difficilement différentiables au premier abord mais dont certaines ressortent comme NYC moves to the sound of LA, Car Wars, Finale, Just because ou encore Youth & Poverty.
    Un bon son de LA, où on y voit tout simplement la plage, le surf, la fête bien alcoolisée à en gueuler toute la nuit. Funeral Party, sont les représentants de cette jeunesse en voie de liberté à qui la vie appartient et qui vit l'instant présent, sans se soucier du futur, peut-être un groupe éphémère mais qui aura au moins existé à fond !

    Le groupe californien assure un passage en France, étant annoncé à la programmation du Festival parisien Rock en Seine 2011!

samedi 16 avril 2011

The Vaccines

    Le premier album « What did you expect from the Vaccines ? » du groupe Anglais créé il y a à peine un an, suscite déjà l'acclamation des plus grands magasines de rock. Le NME leur verse des larmes de gratitude en leur faisant faire leur couverture de mars, et en leur prévoyant une série d'article prochainement, tout en les proclament en tant que prochain grand groupe Britannique. Rock & Folk a jugé nécessaire de parler d'eux dans leur numéro du mois de mai. La série continue, ils ont été déclarés troisième dans le classement des sons de BBC 2011. Le groupe suscite un intérêt général, Liam Gallagher les a déjà critiqués dans le Rock & folk de mars, jugé sans aucun intérêt par ce dernier.
  
    Digne de la jeunesse londonienne le groupe a grandi en baignant dans la musique des Velvet underground, Strokes et White Stripes. Le chanteur est ainsi passé du Folk sous le nom de Jay Jay Pistolet, au rock, dans une volonté de changement et de fraicheur, lassé de se répéter.



    Vaccine contre quoi? Contre rien, un nom de groupe qui est plutôt cool, et sonne familier, nom qui aurait pu être donné facilement a un des groupes rock'n'roll des années 60.
    Leur musique de style garage rappelle toute à fait les groupes britanniques du renouveau 2000, leur musique sonne sincère, avec un thème en majeur partie sur la rupture, le chanteur Justin Young, ayant écrit une grande partie des 12 chansons présentes sur l'album, en sortant d'une rupture. Avec des chansons limpides, des guitares ramoneuses, une voix puissante, les vaccines ont tout compris ! Leurs mélodies addictives ont rempli des salles de concert, alors que leur album n'était pas encore sortie.


    Les sonorités vocales et musicales du groupe ne sont pas sans rappeler celles de Coldplay. Certaines chansons post-punks comme Wreckin' Bar (Ra Ra Ra) seraient dignes des Ramones. Des mélodies que l'on croirait avoir toujours connu comme dans Post breack up sex, d'une sonorité pourtant évidente.
    Album qui se révèle malheureusement quelque peu répétitif au niveau des variations de chacune des chansons.


    Pour conclure, The vaccine est sans doute un groupe qui nous prévoit un bel avenir malgré les dires de notre cher Liam Gallagher !

mercredi 13 avril 2011

Black Rebel Motorcycle Club

    Le groupe américain originaire de San Fransisco s'est formé en 1998. Auteur de 7 albums et associé à leur début au son garage crasseux des Stooges, ils ont pourtant abouti à l'album HOWL, en 2005, aux sonorités folks et acoustiques, où l'harmonica y est la touche subtile et envoûtante.



    Pour quelques points de l'histoire du groupe, Peter Hayes (le guitariste, chanteur et bassiste) a fait partie du groupe the Brian Jonestown Massacrer, (année 90 folk punk). Le groupe a été décrit par Noel Galagher comme son groupe préféré du moment en 1999. Black Rebel Motorcycle Club participera au « renouveau rock » des années 2000, mené par les Strokes ou encore les Kings of Leons et seront signés sur Virgin Record.


    L'album HOWL avec ses tonalités country, « Americana » nous entraine dans un esprit de nuit à la belle étoile et de voyage à travers les plaines désertes, nous ramenant parfois dans les bons vieux western rappelant la musique d'Ennio Morricone.



    L'album commence avec Shuffle your feet paroles reprisent en chœur nous plongeant directement dans l'esprit communautaire du groupe. Par la suite, Fault Line, Devil's waitin et Weight of the world nous laissent nous imaginer en été, la plage et les rayons de soleil qui nous caressent le visage, nous prévoyant un avenir paisible, nous entraine dans leurs ballades acoustiques parfois très épurées, comme Restless Siner. Complicated situation et Ain't no easy way gardent leur coté country où l'harmonica nous emmene autours du feu de camp. D'autre part, the Line et Howl, chansons éponymes de l'album, ont un côté obscure, la voix du chanteur Peter Hayes y est futuriste et nous fait voyager dans le cosmos.


    Depuis 2005, Black Rebel Motorcycle Club a sorti quatre autres albums, le dernier remontant à 2010, qui retourne aux inspirations de départ dans un style de punk assez crasseux.