lundi 28 novembre 2011

Foals - Total Life Forever

    Foals, encore des britanniques… Originaires d’Oxford ils sortent leur premier album Anthidote en 2008, dans un style retro dance qui les fait connaitre au grand public. En 2010 ils sortent leur deuxième album arborant une pochette Nevermindienne, Total life Forever est un chef d’œuvre expérimental. Un rock céleste, qui nous fait planer entre ciel et mer.

    L’album commence avec Blue blood, chanson qui donne le ton, entre alternance dance électro et silence en apesanteur, elle signe la caractéristique des chansons de la formation : la bipolarité. Une schizophrénie que l’on remarque également dans Total Life Forever qui varie entre moments profonds et segments pop dance ainsi qu’avec Alabester, qui commence en toute légèreté et prend un coté plus brut avec l’arrivé des tambours.
    Comme spatial dans Afterglow, le coté surnaturel de l’album est envoutant. Plus particulièrement dans Black Gold et 2 Trees, toutes deux hypnotiques dans la réverbération des sons océaniques presque extraterrestres. This Orient quant à elle avec des sonorités fantaisistes et une batterie qui vient d’un coup nous propulser dans une balade enchantée, produit un effet de confusion fantastique. Leur premier album, Anthidote, était lui beaucoup plus énergique et dance. On en retrouve d’ailleurs les traces dans Miami, qui tend vers un coté beaucoup plus pop.


    Mais surtout : Spanish Sahara, la chanson qui m’a fait tomber amoureuse du groupe. Un idéal, un rêve, une perfection, un envoutement. Je ne manque pas d’adjectif pour qualifier la beauté de cette chanson. Au début, un calme minimaliste comme immaculé… une voix qui apparait reposante… un battement de cœur sur un bruit de vagues qui flotte au loin... des paroles douces, profondes, surréalistes. Comme basée sur des inspirations et expirations les 6 minutes 50 qui composent la chanson vont alterner entre rythmes qui s’accélèrent et s’amplifient pour nous transporter au milieu de véritables nuits de collision galactique,et moments de calmes planants. Des paroles sublimes répétées par le chanteur qui pareil à un esprit malin nous envahit et monte en crescendo jusqu'à les crier, pour exploser dans un véritable bouquet final. Arrivant vers la fin, la chanson redescend doucement pour ne plus que laisser l'écho des quelques cordes de guitare et nous abandonner dans un désert glacé…. Sublime.

    Pour être honnête j’aurai pu faire un article pour chacune des chansons de cet album. Chacune d’elles a sa caractéristique, son image, sa couleur, son histoire et chacune d’elles nous transporte. La voix du chanteur, Yannis Phillipakis, le socle du groupe, se pose comme un oracle sur des intros minimalistes pour prendre de la profondeur dans sa progression. Total Life Forever est un album cosmique, il nous emmène en total lévitation dans le vide intégral.

mercredi 16 novembre 2011

Arctic Monkeys - Suck It And See

    Comme vous les connaissez probablement, Arctic monkeys est sans doute le groupe révélation de la la scène britannique de cette dernière décennie. Ils ont électrifié les ondes dés leurs débuts, tout d’abord par leur énergie garage, mais aussi pour être l’un des premiers groupes à s’être fait connaître par internet. Formé en 2002, originaire de Sheffield, ils ont le son Nord Britannique dans le sang. C’est leurs 4eme album qu'ils sortent en cette année 2011, successeur de Humbug sorti en 2009, qui par leur chanson Cornerstone nous avait surpris par le changement radicale d’ambiance de la formation qui semblait avoir gagné en maturité. 

    Alors voilà, l’album qui était censé s’appeler Thriller en référence à celui mondialement connu de Michael Jackson finira par s’appeler à la suite d’une nuit de réflexion Suck It And See dans des références assez énigmatiques. L’album était attendu avec curiosité. Est-ce-que la formation allait continuer sur sa tonalité sérieuse ? Ou est-ce qu’ils allaient, au contraire, revenir à la déconne de leur début ? Finalement, ils ont décidés de faire les deux. Avec leurs 12 chansons ils cumulent humour avec des titres et paroles amusantes, et sérieux avec l’air mystique qu’ils ont apporté. L’album a été enregistré dans les studios de Sound City en Californie ce qui n’a pas manqué de déteindre sur les morceaux, donnant un jeu de guitare vintage et océanique.



    L’album se caractérise par un côté énergique et électrique d’une part, avec des titres comme Brick by brick qui est quelque peu répétitive, mais donne un bon air au morceau, on y retrouve l’énergie des Arctic. Don’t Sit Down Cause I Moved Your Chair commence d’un air envoutant, Alex Turner y chante avec sérieux des paroles paradoxalement marantes, les guitares, comme dans Black Treacle, arborent un son lourd, crasseux, et grinçant dans une atmosphère chamanique, avec cette chanson on retourne dans leur débuts dans les petites salles à coup de « yeah yeah yeah ». On adhère à la bipolarité de Library Pictures, calme par moment, et déchainé à d’autre donnant un ton psychédélique, et distordant.

    Et un autre côté plus calme d’autre part, avec des ballades océaniques qui nous tirent vers un aspect plus psychédélique et qui, comme dans All My Own Stunst, peut nous envouter. The Hellcat Spangled Shalalala, She’s Thunderstorms aux ambiances calmes et presque indiennes rappelle indéniablement Cornerstone dans leur dernier album. Ou encore avec Reckless Serenade qui commence avec juste une basse, ce qui donne un aspect propre et claire à la chanson. D’autre se distingue un peu moins de l’album comme Piledriver Waltz, Love Is A Laserquest, ou encore la chanson éponyme de l’album Suck It And See ainsi que That’s Where You’re Wrong la dernière chanson de l’album.




    On constate donc que le chanteur Alex Turner a énormément joué sur cet effet de voix un peu distant, abstrait aux airs hallucinatoires. La partie calme de l’album réverbère une certaine platitude ennuyante de temps à autre, avec les mêmes schémas d’interruptions de chant, pour laisser entendre le manque d’âme des instruments et leur répétitivité. Ce qui nous fait penser par moment à une plage californienne déserte, mais sans le côté festif et surprenant qu’on leur connait d’habitude. Heureusement certaines chansons sortent du lot et nous envoutent totalement, avec une énergie pleine de discorde et finissent par nous convaincre de l’album !

mercredi 5 octobre 2011

The View

    Et oui, l'Angleterre nous envoie encore un groupe tout droit tombé du ciel, pour le plaisir de nos oreilles. The View est un groupe écossais bourré de charme qui nous balance du bon rock indépendant britannique comme on en raffole. Leur esprit simple de jeune qui passe du bon temps à s'amuser et à jouer de la musique ajouté à leur aspect conviviale et northbritannique qu'ils ont développé en jouant à leur début dans les pubs écossais font d'eux une de mes meilleures découvertes du moment



    Il faut se rattacher à la singularité de ce groupe, qui avec l'accent écossais nous roule tous les « r » à les transformer en « l ». Ils sont capables de nous faire des ballades comme Face For The Radio, tout comme des titres bien dynamiques comme Shock Horror, Same Jeans, Grace ou encore nous livrer des morceaux acoustiques à en tomber par terre avec 5 Rebecca's (acoustic)
    Ils viennent de sortir leur nouvel album « Bread and Circuses » auquel je n'ai pas accroché autant qu'aux deux précédent « Which Bitch » sorti en 2009 et « Hats off To The Buskers », qui avaient, eux, une identité plus marquée qui mélangeait musique de saloon et punk bruillant adolescent.

samedi 24 septembre 2011

Back To Dust

    J’élève ici, parmi tant d’autres, un article à la mémoire d’Amy Whinehouse.

    Voilà deux mois qu’Amy est morte… Triste nouvelle déstabilisante. Je faisais partie des nombreuses personnes, qui l’écoutaient, qui l’aimaient et qui savaient que ce n’était plus pour longtemps, mais qui n’admettaient pas pour autant que cela puisse se produire.




    Je suis lassée de lire les mêmes choses dans chacun des articles, oui, elle a rejoint le club des 27, oui, ce club lui va bien, oui c’est une grande perte… Cessons de nous répéter. On s’y attendait tous, évidemment, cela n’empêche que ce fameux 23 juillet est arrivé, et qu'on a tous pris un grand coup dans la gueule.
   

    Notre, belle et chère petite Amy, si fragile, et si torturée par une vie qu’elle n’arrivait à diriger, par la pression des tabloïdes qui lui rappelait à chaque pas, que rien n’était acquis.
     Si comparable à Janis Joplin ; on en disait la même chose a son époque «Une voix forte de noir dans un corps et une âme faible et torturée de blanche». Toutes deux tombées dans la spirale de l’alcool et la drogue, toutes deux une voix magnifique, qui comme Edith Piaf et tant d’autres étaient capables de nous faire trembler d’émotion... Toutes affaiblies et dépassées par la vie.




     Tout le monde a pu observer le magnifique manège posthume s’organiser, comme un triste rituel qui se réverbère : série d’articles, et de couvertures à son honneur déclarant la tristesse de cette grande perte, la perte de « la plus grande artiste saoul du siècle », et dans quelques semaines, plus rien, plus qu’un souvenir, un simple fait établit, qui sonnera comme une évidence. On lit également beaucoup, que c’est la rencontre et les séparations avec son mari Black-Civil qui l’ont menée à la drogue, mais l’on ne dit pas que c’est grâce à cette torture qu’a pu naître le chef d’œuvre « Back To Black », rien n’est jamais un hasard. Un chef d’œuvre sur sa souffrance, comme une condamnation à souffrir pour briller. 
    C’était une fée, si petite et si mince, si fragile mais pourtant si forte. Cette voix, nous nous accorderons tous pour dire, que, cette voix était un véritable don de dieu. Je ne compte pas le nombre d’artiste engendré par notre belle tatouée, qui on reprit le flambeau dans le genre « blanche à voix forte » : Adèle, Duffy, maintenant Sélah Sue…   

      Et cette coiffure, qui s’élevait comme une montagne sur ça tête, l’histoire veut raconter que la taille de ça choucroute était à la hauteur de sa dépression du moment. Magnifiquement gonflée, qui nous rappelle, comme les girls band des années 50 qu'elle adorait tant, l’éphéméride de la chose.

    On aura beau dire qu’on s’y attendait, on ne s’y attendait réellement pas.

mercredi 29 juin 2011

Beady Eye - Different gear, still speeding


    La séparation du groupe en 2009 avant leur concert au festival parisien de rock en scène, n’a pas empêché les anciens membres du groupe, Liam Gallagher, Gem Archer, Andy Bell et Chris Sharrock à en former un nouveau d’autant plus explosif. Liam Gallagher demeure un excellent compositeur, il aura beau être aussi hautain que possible il en reste extrêmement doué! La voie nasillarde de notre cher britannique donne vraiment une tonalité caractéristique au groupe qu’on retrouve difficilement ailleurs.


    Leur album “Different gear, still speeding” sortie en 2010 propose un bon panel musical. Avec des titres intéressants comme Beatles and Stones, qui a une bonne énergie, Four Letter Word qui elle, démarre au quart de tour et nous emmène dans une véritable collision de galaxie ou encore Three Ring Circus, avec de bons riffs de guitares. L’album propose aussi des chansons plus calmes comme Wigwam et Kill For A Dream, avec leur coté poétique et Millionnaire, plus folk avec ses coté rêveuse. L’éco semble trouver toute sa place dans Sons of the stage qui remue bien et dans Morning Son ou la guitare sèche donne une belle chanson de plage qui, vers le milieu remue un peu plus, toujours dans le même délire océanique. Ainsi que des chansons plus originales comme Standing On the Edge Of The Noise, où on se croirait retourné dans les années 60, style retro. On retrouve également forcement les influences d’Oasis dans l’album comme pour The Roller. En conclusion, un album qui aurait très bien put être dans la continuation d’Oasis, avec plus de maturité et de liberté. Liam est bien heureux de ne plus avoir à faire aux commentaires déplaisants de son frère Noel, qui lui commence ça carrière solo.



    Pour les avoir vu en live lors du festival du Papillon de Nuit cette année, je dirai que le groupe n’a pas de véritable jeu de scène, mais c’est tout de même un groupe à voir en concert, d’une part pour leurs chansons bien exposés, et d’autre part pour constater l’existence d’un personnage tel que Liam Gallagher avec son ego surdimensionné. Le concert nous a quand même réservé quelques surprises comme une petite descente dans le publique où on a eu le privilège de lui serré la main, et la main d’un gars aussi abus de lui-même, ce n’est pas rien.

mercredi 25 mai 2011

The Brian Jonestown Massacre

    The Brian Jonestown Massacre est un groupe hyperactif Californien de rock indépendant aux nombreuses influences Folk et psychédéliques qui a sorti environ 13 albums, souvent plusieurs dans la même année.
   
    L’esprit BJM est tout un mode de vie et une philosophie en total décalage: sabotage de concerts (souvent importants) qui se finissaient la plupart du temps en bagarre entre les membres du groupe, plongés dans un état de défonce permanente avec une hygiène de vie déplorable et une organisation catastrophique…
    La formation depuis sa date de création en 1994 aura connu le va et vient de plus de 40 personnes (notamment Peter Haye qui fait à présent parti des Black Rebel Motorcycle Club), les deux figures marquantes du groupe sont : Anton Newcombe et Joel Gion. Ils ont décidé de troquer leurs nuits de sommeil et leur alimentation pour le monde secondaire que leur fournit la drogue, ils ne dorment pas, ne mangent pas et ne s’arrêtent jamais, le groupe est un squat vivant.





    Le leader de la formation Anton Newcombe est un pur génie, un mordu, un timbré, un inhumain qui aura écrit la majeure partie des chansons, bouclé des albums en l’espace de soirée, capable de jouer de plus de 80 instruments différents, et qui plane constamment dans ses délires de junkie mélomane. Joel Gion, placé en tant que leader, ne fait pas grand-chose mis à part jouer du tambourin de temps à autre.

    Mes chansons préférées sont the Devil may care (guitare acoustique, voix et ambuance apaisante), Not If You Were The Last Dandy Of The Earth , Servo et Nevertheless (avec leurs côtés plus garage punk).

    Une journaliste a jugée nécessaire de faire un documentaire Dig, qui, durant 7 années a capté les moments les plus glauques de la formation. Qui nous dévoile un groupe tout simplement dingue, un groupe de fous furieux et nous livre les espoirs des BJM de révolution musicale aux côtés de leurs amis les Dandy Warhols. Cependant deux groupes qui vont laisser place petit à petit à une certaine rivalité, par le désir des BJM de garder leur indépendance, face au succès commercial des Dandy Warhols.

    En bref un groupe qui vaut le détour !

mercredi 4 mai 2011

Foo Fighters - Wasting Light

    Foo fighters est un groupe formé en 1994 à la suite de la mort du chanteur grunge Kurt Cobain. Dave Grohl faisant partie de ce groupe décida ainsi de mener sa carrière avec des chansons déjà pensées. Il sort donc son premier album en 1995, exécuté majoritairement tout seul en enregistrant tous les instruments lui-même. Voulant continuer sont désir musical il décida de recruter des membres pour son groupe et c'est ainsi que naquirent les Foo fighters. Les fantômes de Nirvana hantent toujours le groupe, Butch Vig a produit leur dernier album, étant le producteur de Nevermind de Nirvana, de plus, l'ex-bassiste du groupe grunge est également présent dans la formation pour cet album.

    Foo fighter est à présent un groupe incontournable qui a sorti des cultes comme Pretender ou encore Best of you, également connu pour ses clips extravagants avec son ami Jack Black, qui fut souvent censuré à la télévision.

    On associe souvent Foo fighters à un groupe post-grunge, chose due probablement au passé de Dave Grohl et de certains autres membres du groupe. Mais bon, Foo Fighters c'est du rock alternatif pour ses nombreuses influences heavy metal, garage et parfois en effet grunge. Une mise en scène dingue, qui n'hésite pas à jouer aux côtés des plus grands comme Jimmy Page ou John Paul Jones (membres de Led Zeppelin) lors de leur concert magistral à Wembley en 2008 ! Ils ont d'ailleurs encore fait appel à ces derniers pour leur dernier album sorti en avril 2011: Wasting light !

 

    Wasting light comporte 11 titres, et arrive comme une bouffée d'air, en manque de Foo Fighter (leur dernier album Echoes, Silence, Patience & Grace étant sorti en 2007). Un album fort en décibel, Dave Grohl y met toute sa voix.


    L'album commence avec Bridge burning, aux effets de guitare surprenants, une intro explosive, Dave Grohl s'en arrache les cordes vocales, et ne nous laisse pas le temps de reprendre notre souffle. S'en suit Rope, du bon Foo fighter comme on aime, une énergie dingue, avec des riffs de guitare fulgurant et son rythme envahissant c'est sans doute le titre le plus représentatif de l'album! Un peu plus loin, arrive étrangement White limo qui penche du côté heavy metal de la force, Grohl en sort une voix satanique entre AC/DC et scream hardcore. Certaines chansons ont leur côté tragique voir triste comme I should have know, la guitare se fait démoniaque dans Miss the misery et mélodique dans Arlandria.


    Ma véritable perle de l'album est These days, qui reprend un peu le même schéma mélodique de Pretender mais qui est plus particulièrement marquée par une mélancolie rageuse qui nous prend à la gorge! Enfin, l'album se termine avec Walk, nous faisant verser une larme, le prélude, la clôture de l'album qui nous dit comme un, « au revoir » mais pas un adieu « I never say good bye » disent les paroles, et on l'espère bien !



    J'estime que Wasting Light est un de leur meilleur album et me permet de le mettre aux côtés d'In your Horror (2005) ou encore Echoes, Salience, Patience and Grace (2007).


    Les Foo Fighters passeront en France à l'occasion du festival Rock En Seine en Aout 2011.

lundi 2 mai 2011

Funeral Party

    C'est avec la sortie de leur album Golden age of Knowhere que le groupe venant tout droit de Los Angeles électrifie les ondes à coup d'électro-rock ! Avec leur nom emprunté à une chanson des Cure, c'est Julian Casablancas (chanteur des Strokes) qui les aurait repérés. C'est un album énergique qui reprend l'esprit rock des années 2000.
    Groupe qui relance la moustache façon acteur porno, tout en gardant son côté vintage Freddy Mercury ou encore Colonel Sanders (figure de KFC).



     Une sonorité et une énergie explosive, avec une présence sonore de fond marquée par la basse, des guitares qui crachent, souvent agrémenté de petits effets sonores futuristes et des schémas de batterie ou la grosse caisse est omniprésente le tout pour donner des morceaux bien complets et presque saturés. Le chanteur Chad Elliott s'y écorche la voix, une voix presque gueularde par moment mais qui correspond exactement à l'ambiance de l'album. C'est un véritable croisement entre les Stooges et les Strokes ce qui doit donner des concerts assez dingues et mouvementés! Le tout pour nous envahir d'un son trancendant, un peu embrouillé qui nous lance dans la tourmante de la jeunesse de Los Angeles jusqu'à New York.


     Un album avec des chansons difficilement différentiables au premier abord mais dont certaines ressortent comme NYC moves to the sound of LA, Car Wars, Finale, Just because ou encore Youth & Poverty.
    Un bon son de LA, où on y voit tout simplement la plage, le surf, la fête bien alcoolisée à en gueuler toute la nuit. Funeral Party, sont les représentants de cette jeunesse en voie de liberté à qui la vie appartient et qui vit l'instant présent, sans se soucier du futur, peut-être un groupe éphémère mais qui aura au moins existé à fond !

    Le groupe californien assure un passage en France, étant annoncé à la programmation du Festival parisien Rock en Seine 2011!

samedi 16 avril 2011

The Vaccines

    Le premier album « What did you expect from the Vaccines ? » du groupe Anglais créé il y a à peine un an, suscite déjà l'acclamation des plus grands magasines de rock. Le NME leur verse des larmes de gratitude en leur faisant faire leur couverture de mars, et en leur prévoyant une série d'article prochainement, tout en les proclament en tant que prochain grand groupe Britannique. Rock & Folk a jugé nécessaire de parler d'eux dans leur numéro du mois de mai. La série continue, ils ont été déclarés troisième dans le classement des sons de BBC 2011. Le groupe suscite un intérêt général, Liam Gallagher les a déjà critiqués dans le Rock & folk de mars, jugé sans aucun intérêt par ce dernier.
  
    Digne de la jeunesse londonienne le groupe a grandi en baignant dans la musique des Velvet underground, Strokes et White Stripes. Le chanteur est ainsi passé du Folk sous le nom de Jay Jay Pistolet, au rock, dans une volonté de changement et de fraicheur, lassé de se répéter.



    Vaccine contre quoi? Contre rien, un nom de groupe qui est plutôt cool, et sonne familier, nom qui aurait pu être donné facilement a un des groupes rock'n'roll des années 60.
    Leur musique de style garage rappelle toute à fait les groupes britanniques du renouveau 2000, leur musique sonne sincère, avec un thème en majeur partie sur la rupture, le chanteur Justin Young, ayant écrit une grande partie des 12 chansons présentes sur l'album, en sortant d'une rupture. Avec des chansons limpides, des guitares ramoneuses, une voix puissante, les vaccines ont tout compris ! Leurs mélodies addictives ont rempli des salles de concert, alors que leur album n'était pas encore sortie.


    Les sonorités vocales et musicales du groupe ne sont pas sans rappeler celles de Coldplay. Certaines chansons post-punks comme Wreckin' Bar (Ra Ra Ra) seraient dignes des Ramones. Des mélodies que l'on croirait avoir toujours connu comme dans Post breack up sex, d'une sonorité pourtant évidente.
    Album qui se révèle malheureusement quelque peu répétitif au niveau des variations de chacune des chansons.


    Pour conclure, The vaccine est sans doute un groupe qui nous prévoit un bel avenir malgré les dires de notre cher Liam Gallagher !

mercredi 13 avril 2011

Black Rebel Motorcycle Club

    Le groupe américain originaire de San Fransisco s'est formé en 1998. Auteur de 7 albums et associé à leur début au son garage crasseux des Stooges, ils ont pourtant abouti à l'album HOWL, en 2005, aux sonorités folks et acoustiques, où l'harmonica y est la touche subtile et envoûtante.



    Pour quelques points de l'histoire du groupe, Peter Hayes (le guitariste, chanteur et bassiste) a fait partie du groupe the Brian Jonestown Massacrer, (année 90 folk punk). Le groupe a été décrit par Noel Galagher comme son groupe préféré du moment en 1999. Black Rebel Motorcycle Club participera au « renouveau rock » des années 2000, mené par les Strokes ou encore les Kings of Leons et seront signés sur Virgin Record.


    L'album HOWL avec ses tonalités country, « Americana » nous entraine dans un esprit de nuit à la belle étoile et de voyage à travers les plaines désertes, nous ramenant parfois dans les bons vieux western rappelant la musique d'Ennio Morricone.



    L'album commence avec Shuffle your feet paroles reprisent en chœur nous plongeant directement dans l'esprit communautaire du groupe. Par la suite, Fault Line, Devil's waitin et Weight of the world nous laissent nous imaginer en été, la plage et les rayons de soleil qui nous caressent le visage, nous prévoyant un avenir paisible, nous entraine dans leurs ballades acoustiques parfois très épurées, comme Restless Siner. Complicated situation et Ain't no easy way gardent leur coté country où l'harmonica nous emmene autours du feu de camp. D'autre part, the Line et Howl, chansons éponymes de l'album, ont un côté obscure, la voix du chanteur Peter Hayes y est futuriste et nous fait voyager dans le cosmos.


    Depuis 2005, Black Rebel Motorcycle Club a sorti quatre autres albums, le dernier remontant à 2010, qui retourne aux inspirations de départ dans un style de punk assez crasseux.

jeudi 31 mars 2011

Woodkid - Iron

    De son véritable nom Yoann Lemoine, le jeune français connu sous le pseudonyme de Woodkid, accumule les qualités : cinéaste photographe renommé, auteur, compositeur et chanteur.

    C’est donc ce lundi 28 mars 2011 qu’est sorti son premier EP Iron .



    C’est une grande claque que nous prenons: orchestralement digne d’une grande BO (qui se rapproche de celle de Ghost in the shell), avec un son puissant et lourd, Woodkid y impose sa voix posée et planante, entre celle d'Eddie Vedder et de Chris Martin (chanteur pianiste de Coldplay) mêlée à une tonalité vocale qui rappelle parfois celle de Beirut. La rythmique fait penser à celle de Radiohead dans 15 step mais plus paradoxalement à celle de Kanye West avec Amazing nous emmenant dans une cérémonie spirituelle Inca.

    Le clip est tout particulièrement magistral, coup de génie mettant en scène des personnages sortis d’un monde parallèle médiéval dans un effet noir et blanc ralenti intensifiant un univers mystique et marquant l’aspect cinématographique de la vidéo, qui nous plonge dans une ambiance magique et profonde, presque apocalyptique.

mercredi 30 mars 2011

The Strokes - Angles

    Aujourd’hui Lundi 21 mars 2011, sortie du nouvel album des Strokes « Angles ».


    Rappelez-vous, les Strokes, groupe New-yorkais faisant figure de précurseur du revival Rock des années 2000 en donnant un nouveau souffle rock alternatif avec la sortie de « Is this it » en 2001, suivie rapidement de  « Room on Fire » en 2003, pour s’étendre à travers le monde, en envoyant leurs ondes garage. Ce quatrième album succède donc à « Firts impression of Earth » sorti en 2006.



     Si ils ont fait la couverture du Rock&Folk d'avril, c'est parceque cet album suscitait beaucoup d'impatience. Affichant une pochette coloré, et orignal . La réalisation de cet album fut assez complexe étant donné qu’une grande partie des chansons a été enregistrée séparément. En effet, le groupe ressort transformé des différents chemins que chacun de ses membres à pu prendre. Durant ce break de 4 ans, Julian Casablancas (chant ) a sorti son album solo « phrazes for the young » aux sonorités futuristes et pop des années 80, Albert Hammond Jr (guitare rythmique) avec ses albums « You’re so keep » et « como te llama » aux sonorités pop/rock, Nick Valensi (guitare solo) a travaillé en collaboration avec  Devendra Banhart, Fabrizio Moretti (batterie) a fondé un groupe nommé Little joy suivi de son album éponyme et enfin Nikolai Fraiture (basse) a lui également sorti un album solo intitulé "Time of the assassins" sous le nom de Nickel Eye.
    Chacun des membres a ainsi fortement influencé les chansons de l’album.
    C’est donc un album à la sonorité Pop, électro, rock plutôt retro qui ressort. Des musicalités qui rappellent le son des Beach Boys ou des Drums (plus récemment formé). En tant que fervante Fan des Strokes cela me fait mal au cœur d’avouer que j’ai été, à première écoute quelque peu déçue car à mon goût trop électro et pas assez garage. On y perd en mélodie dans un méli-mélo de bruits parfois même reggae comme dans Machu pichu. Pourtant le jeu des guitaristes est toujours aussi harmonieux mais, malheureusement souvent masqué par des sons électro. On remarque même l'absence total de batterie dans  Call Me Back, se qui donne un coter très soft et apaisant au morceau. Album différent par l’arrivée de synthé dans de nombreux morceaux qui rapelle le son d'Egyptian Hip Hop. On est loin de Reptilia et Last night par lesquelles les Strokes nous avaient  conquis.
    Cependant, par la suite j’ai su redécouvrir le charme qui fait les Strokes, la voix de Julian Casablancas, toujours aussi charismatique et irremplaçable, les guitares mènent une parfaite harmonie suivies par la basse qui elle, se fait plutôt discrète, la batterie rythme le tout, dans des schémas simples et propres. Ma chanson préférée de cet album est indéniablement le single Under Cover of Darkness, chanson rythmée et entraînante qui marque leur véritable retour.


    En bref, le groupe a annoncé avoir aimé composer un album séparément mais ne souhaite pas renouveler l’expérience. Les membres ont même annoncés dernièrement la possibilité d’un 5eme album. "Si cela ne tenait qu'à moi, nous sortirions un nouvel album d'ici la fin de l'année", a même ajouté le guitariste Nick Valensi. On retrouve donc une véritable envie de rejouer ensemble de chacun des membres du groupe.
     Nous attendons les Strokes dans leur tournée, dont les dates ont été annoncées sur leur site officiel. Ils passeront notamment au festival de Benicassim en Espagne en Juillet 2011.